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Publié le 12/06/2019 - court-métrage

Du 12 au 18 juin 2019

Metube 2 : August Sings Carmina Burana et Haenyo, les femmes de la mer, deux courts-métrages à découvrir dans vos cinémas du 12 au 18 juin 2019.

 

  • Metube 2 : August Sings Carmina Burana devant les séances de Rocketman

    Après le succès d’Elfie et de son geek de fils August devant leur webcam dans Metube 1, le drôle de couple s’aventure dans la rue pour présenter le flash mob le plus grand, le plus osé jamais vu sur internet !

On ne cache pas son plaisir de retrouver, avec Metube 2, l’insolite tandem d’un délirant premier opus, en l’occurrence le ténor (suisse) August Schram et l’incroyable octogénaire “Elfie” Wunsch, en pleine forme ! Dans ce nouvel ovni, l’image est celle de la caméra amateur d’un papa en balade avec son fils et tombant sur des artistes de rue proposant une interprétation d’un véritable monument de la culture germanique, le Carmina Burana de Carl Orff. Comme la Habanera de Bizet dans l’épisode 1, la composition est énergiquement remixée et surtout, donne lieu à l’irruption de multiples personnages sortis du folklore personnel de l’incomparable Moshel, entre pom-pom girls, statues antiques animées et petit robot se déhanchant.

L’utilisation d’un procédé de plan-séquence permet l’introduction de toutes les astuces visuelles, mais il s’efface pour un final plus “clipé”, échevelé et s’achevant en un dernier tour de passe-passe inattendu – qu’il convient surtout de ne pas déflorer. Vivement Metube 3 !

Scénario Daniel Moshel Musique Carl Orff, Philip Preuss Interprétation August Schram, Elfie Wünsch, Raul Bartosch, Felipe Jimenez, Christinia Noelle Production Moshel Production
L’Extra Court

 


  • Haenyo, les femmes de la mer devant les séances de Roxane et Zombi Child

    Le film évoque la vie des Haenyo, femmes plongeuses de Jéju en Corée du Sud, à travers 7 expressions originaires de l’île. Les croquis animés révèlent aussi la musicalité de leur langue.

Associer à une culture séculaire une traduction visuelle animée adaptée, tel est l’enjeu d’Haenyo, les femmes de la mer. Le réalisateur Éloïc Gimenez, ancien élève de l’EMCA d’Angoulême et de La Poudrière, a en effet eu la sagesse de trouver une adéquation du fond et de la forme, en recourant à une technique très simple de croquis en ligne claire, sobre et concis. L’idée originelle est d’illustrer sept expressions idiomatiques issues des coutumes d’une île située au sud de la péninsule coréenne, Jeju, et d’en imaginer des formes en mouvement, avec beaucoup de charme et de poésie, mais aussi une véritable valeur anthropologique. On en apprend pas mal sur cette civilisation lointaine et complètement méconnue, liée à une organisation matriarcale de la société plutôt inhabituelle. Ainsi un proverbe local proclame-t-il joyeusement : “Quand une fille naît, c’est la fête ; et quand un garçon naît, on lui donne un coup de pied aux fesses” !

Cette dimension documentaire n’enlève rien à la faculté d’éveiller les rêves, les dessins se succédant harmonieusement, comme en se fondant, au centre de l’écran, à la pointe fine noire émaillée parfois de taches de couleurs toutes en discrétion. La sagesse extrême-orientale méritait bien un tel écrin, aussi hypnotique qu’épuré…

Scénario Eloïc Gimenez Musique Eloïc Gimenez Interprétation Jumi Yoon, Eloïc Gimenez Production Girelle Production
L’Extra Court