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Publié le 14/01/2020 - court-métrage

Du 15 au 21 janvier 2020

After the rain et Ferdinand, rat des champs de bataille, deux courts-métrages à découvrir dans vos cinémas du 15 au 21 janvier 2020.

 

  • After the rain devant les séances de Marche avec les loups

    Un joli conte aux résonances écologiques et poétiques, aux images magnifiques, tout public…

Dans des pâturages verdoyants, un chien vit heureux auprès de son maître, un vieux berger peu ordinaire. Ce dernier ne se contente pas de tondre la laine de ses moutons, il la transforme en nuages pour créer la pluie, perpétuant ainsi le cycle de la vie. Mais si le berger n’était pas éternel qu’adviendrait-il de la vallée ? Le jeune chien devra se montrer créatif et persévérant pour éviter le pire

After the Rain est une œuvre collective issue de l’école internationale du film et de l’animation MoPA, alias Motion Picture in Arles, sous-titrée « Computer Graphics Animation School ». Actuellement basée à Arles, elle reste historiquement le premier établissement français dédié à l’image de synthèse, et elle est née des suites de la création de Supinfocom à Valenciennes en 1988.
Sept talents aux origines diverses se distinguent à la réalisation du court, trois filles et quatre garçons. Sont ainsi aux manettes, les prometteurs Lucile Palomino, Rebecca Black, Céline Collin, Valerian Desterne, Juan Olarte Zuñica, Juan Pablo de la Rosa Zalamea et Carlos Osmar Salazar Tornero.
La mort du berger et l’interruption du cycle de la pluie renvoient à l’actuel et progressif dérèglement climatique, au réchauffement de la planète, à la pénurie d’eau et à la sécheresse. Règne végétal et règne animal se retrouvent collectivement confrontés à l’inexorable, et à la nécessité de trouver des solutions palliatives. Dans le cas du film, c’est une version poétique, écologique et inoffensive qui entretient le cycle naturel, à savoir la tonte des moutons, dont chaque laine individuelle récupérée devient un nuage. Le passage dans les massifs de ronces comme alternative à la tonte manuelle au sécateur est une trouvaille judicieuse et savoureuse, qui remet en route le rythme climatique.

Musique Nicolas Cornil
L’Extra Court

 


  • Ferdinand, rat des champs de bataille devant les séances de 1917 et Selfie

    Pas banal, un rat qui raconte son expérience dans les tranchées de la Grande Guerre : à voir !

Un rat des tranchées, promu, malgré lui, lanceur d’alerte en cas d’attaque par les gaz toxiques, raconte son expérience au quotidien pendant la Guerre de 1914-18. Point de vue original, critique et humoristique, non dénué de compassion vis-à-vis du poilu.

Figure parmi les plus expérimentées de l’animation française, qui a même débuté à la fin des années 1970 aux mythiques studios Hanna-Barbera de Los Angeles, Jean-Jacques Prunès n’a paradoxalement que peu réalisé pour le cinéma et dans un registre d’auteur à proprement parler.

Après Mendelssohn est sur le toit, il a même attendu quelques années pour se lancer à nouveau, en adaptant cette fois un texte préexistant, les Mémoires d’un rat de Pierre Chaine (Éditions texto/La Maison du Dictionnaire). Le motif central est immédiatement fort, puisque l’action s’enracine dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, où naît bientôt une insolite histoire d’amitié. Un soldat français capture un rat, qui échappe à la noyade, se voit baptisé Ferdinand (un prénom plutôt à la mode en 1914 !) et se verra même présenté à la famille du gentil poilu à Paris…

Une belle animation classique de dessins sur papiers traités en ordinateur 2D joue au mieux d’une harmonieuse déclinaison de teintes – bleus, gris, sépia – qui ressuscite l’atmosphère de cet événement historique datant pile d’un siècle. Pour un plaisir transcendant les générations.

Scénario Jean-Jacques Prunès Musique Ronan Maillard Interprétation Samuel Debure, Antonio Labati, David Eguren
L’Extra Court