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Publié le 15/05/2019 - court-métrage

Du 15 au 21 mai 2019

Gryla et Méliès et ses bonimenteursdeux courts-métrages à découvrir dans vos cinémas du 15 au 21 mai 2019.

 

  • Gryla devant les séances de The Dead don’t die et La miséricorde de la jungle

    Kidnappé par erreur et emmené dans les montagnes, un homme se retrouve face au troll islandais “Grýla”.

Même si cette statistique est sujette à caution, il semble qu’une bonne partie de la population islandaise croit fermement à l’existence d’un peuple caché de trolls et d’elfes. Dans la mythologie insulaire, Gryla est ainsi une géante monstrueuse, croquemitaine vivant dans les montagnes et cherchant à se mettre sous la dent les enfants pas sages.

Le jeune réalisateur Tomas Heidar Johannesson joue avec le mythe en apportant à la créature des proies plus âgées, à savoir un malheureux aux mains entravées conduit dans un endroit désert excentré par un homme de main d’un réseau mafieux. Le contraste entre l’intrigue, liée à un genre plutôt urbain, et le cadre majestueux des étendues inhabitées de l’île donne l’occasion à l’auteur, qui maitrise parfaitement les codes du fantastique, d’y entraîner le spectateur d’une façon impromptue. La créature qu’il montre à l’écran évoque le cinéma horrifique et poétique d’un Guillermo Del Toro, non sans une note d’humour toute nordique.

On se demande toujours comment une nation de 320 000 habitants révèle non seulement des footballeurs et des handballeurs de talent, mais aussi de plus en plus de réalisateurs s’affirmant dans les festivals internationaux. Encore un coup des trolls, sans aucun doute…

Scénario Tomas Heidar Johannesson Musique Kristjan Sturla Bjarnason Interprétation Saga Gardarsdottir, Atli Thor Albertsson, Petur Johann Sigfusson Production Snojmenn, Storveldid
L’Extra Court

 


  • Méliès et ses bonimenteurs devant les séances de Tremblements et Cœurs ennemis

    La famille Méliès porte depuis quatre générations la transmission de la mémoire cinématographique familiale. Alors que Marie-Hélène et Lawrence Lehérissey-Méliès préparent un ciné-concert qu’ils présenteront partout à travers le monde, ils nous confient leur rêve : la reconstruction des studios Méliès à Montreuil.

Après Babcock, une histoire ouvrière et Denise d’Aubervilliers, un nouveau film du tandem composé par Audrey Espinasse et Sami Lorentz, toujours inscrit dans l’irremplaçable collection documentaire “Filmer la ville” initiée par le label La Toile blanche.
Sa vocation étant de mettre en valeur les quartiers populaires de la périphérie parisienne, les réalisateurs y dénichent souvent des motifs liés au 7e Art, à travers des lieux, évidemment, mais aussi des individus, plus ou moins anonymes, dont l’histoire personnelle permet de plonger dans une époque particulière de l’histoire du cinéma.

Avec Méliès et ses bonimenteurs, c’est même une histoire de famille assez inouïe qui émerge devant nos yeux. Devant la caméra entrent littéralement en scène Marie-Hélène Lehérissey-Méliès, arrière-petite fille du Magicien de Montreuil, et le fils de celle-ci, Lawrence. Et ce duo tisse un lien direct avec l’œuvre de son prestigieux aïeul en accompagnant en “live” ses films : le second au piano et la première en “bonimentant” avec verve, comme aux temps des pionniers, les burlesques images se succédant sur l’écran. Émouvante rencontre de deux époques et hommage à l’un des créateurs – que sa descendante place à la hauteur de Molière et Mozart ! – de l’art majeur du XXe siècle, qui n’en finit jamais de (nous) passionner…

nterprétation Lawrence Leherissey-Méliès, Marie-Hélène Leherissey-Méliès Production La Toile Blanche
L’Extra Court