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Publié le 18/09/2019 - court-métrage

Du 18 au 24 septembre 2019

Feux et Wrapped, deux courts-métrages à découvrir dans vos cinémas du 18 au 24 septembre 2019.

 

  • Feux devant les séances de Portrait de la jeune fille en feu et Viendra le feu

    Un grand feu de la Saint-Jean brûle dans un petit village alsacien. Tous les villageois sont réunis là. Léa et Aurélie, deux jeunes adolescentes en crise, goûtent à cette première nuit d’été, errant autour du feu jusqu’à l’arrivée d’une nouvelle aube, amère.

Formée aux Beaux-Arts à Paris, Mali Arun évolue à la lisière du cinéma et de l’art contemporain. Et Feux, remarqué dans de nombreux festivals, est avant tout un film d’atmosphère, se nourrissant du cadre documentaire d’une fête traditionnelle en milieu rural. Le spectateur est plongé dès le début en immersion dans un défilé de fanfare et sur ce postulat très réaliste se bâtit une fiction initiatique mettant en scène une paire d’adolescentes ordinaires, confrontées symboliquement au feu, celui de leur soif de liberté et celui qu’elles allument chez les mâles en cette festive nuit.

Quelque chose d’ancestral se joue alors, avec ces garçons bondissant à travers les flammes, comme dans un rite de renaissance, de retour attendu de la chaude saison. Mali Arun excelle à filmer ces instants, cadrés au cordeau, et saisit des sensations, des instants suspendus, avec une acuité rare. Jusqu’à la cruelle déception rencontrée, alors qu’un nouveau jour se lève, par l’une des deux jeunes filles. Les chevaliers blancs ne sont plus ce qu’ils étaient…

Scénario Mali Arun Musique Grégoire Letouvet Interprétation Anaïs Faure-Herman, Roxane Amal, Fabian Wolfrom, Virgile Daudet Production GREC
L’Extra Court

 


  • Wrapped devant les séances de Un jour de pluie à New York et Le déserteur

    À New York, la nature reprend ses droits sur la jungle de béton.

Wrapped débute sur un plan époustouflant – et incroyablement intrigant – dont le point de vue se meut à grande vitesse depuis l’intérieur d’un organisme. Là se développe un élément végétal, que l’on imagine envahir irrémédiablement une veine ou une artère… Où donc le spectateur est-il ainsi immergé ? À l’intérieur d’un être vivant ?

Film d’école de l’Académie du film du Bade-Wurtemberg, Wrapped manie d’emblée l’image de synthèse 3D avec maestria, avant de parodier les films-catastrophe les plus spectaculaires. Le spectateur est projeté dans une sorte de time-lapse, cet effet technique obtenu image par image et jouant sur une accélération extrême de durées beaucoup plus longues. La richesse thématique du film joue à la fois la carte du message écologique – et si la nature reprenait ses droits sur l’une des plus grandes mégapoles du monde civilisé ? – tout en interrogeant notre propre rapport à l’image, à travers des réminiscences de ce que nous avons tous vu sur nos écrans le 11 septembre 2001. Wrapped est donc beaucoup plus qu’un simple exercice de style, au-delà de son impeccable exécution, musique symphonique hollywoodienne et pirouette finale à l’appui. Une astuce qui ouvre à une dimension supplémentaire, celle de la métaphysique du cycle, présente dans de nombreuses philosophies tout au long de l’histoire du monde : toute fin est semble-t-il le début d’autre chose…

Musique Stefan Wiedmer Production Filmakademie Baden-Württemberg
L’Extra Court