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Publié le 24/04/2019 - court-métrage

Du 24 au 30 avril 2019

Journal animé et Luminarisdeux courts-métrages à découvrir dans vos cinémas du 24 au 30 avril 2019.

 

  • Journal animé devant les séances de L’Adieu à la nuit et Still Recording

    Journal animé est une improvisation artistique menée au jour le jour entre le 15 septembre et le 15 novembre 2015 inspirée par l’actualité internationale des pages du quotidien français Libération, où se sont brutalement invités les tragiques événements survenus à Paris le 13 novembre.

Journal animé a été produit dans le cadre du cru 2015 de la Collection de Canal+, placée sous l’intitulé “La Collection dessine toujours” après la meurtrière attaque ayant frappé le 7 janvier 2015 le journal satirique Charlie Hebdo. La liberté d’expression était alors visée et Journal animé la défend à son tour en s’appuyant sur les pages d’un quotidien en vue, Libération en l’occurrence, et en les détournant selon son gré par la grâce d’une animation à la fois riche de surprises et visuellement très inspirée.

Le jeu avec les photos est tout particulièrement novateur, ouvrant une porte sur le terrain de l’humour ou de la peur, sans transition, comme c’est le cas avec l’actualité quotidienne, notamment en cette période troublée de l’automne 2015. Le rythme est soutenu et le film s’achève alors que Paris a été à nouveau ensanglanté par des attentats. Une fleur décapitée médiatise alors toute l’horreur ressentie par tous en cette triste soirée du 13 novembre, le symbole frappe – hélas ! – au plus juste.

Scénario Donato Sansone Musique Enrico Ascoli Production Autour de minuit
L’Extra Court

 


  • Luminaris devant les séances de Victor et Célia et Breaking Away

    Dans un monde dirigé et chronométré par la lumière, un homme ordinaire met en place un plan qui pourrait changer le déroulement normal des choses.

Réalisé en 2011, Luminaris a accompli au printemps 2018 un exploit peu banal, celui d’entrer dans le célébrissime Livre Guinness des records, au sein de la catégorie des films les plus primés de l’histoire à la faveur de ses 324 prix récoltés dans les festivals à travers la planète ! Un tel score impressionne et traduit parfaitement l’universalité de l’humour déployé par le cinéaste argentin Juan Pablo Zaramella au fil d’une singulière fable burlesque, véritable bijou de pixilation s’engageant peu à peu dans les pas du Chaplin des Temps modernes.

La lumière se situe au cœur du récit, dont l’inscription entre les murs d’une fabrique d’ampoules met à jour des logiques de productivité entravant l’être humain, jusqu’à ce qu’un grain de sable, bien sûr, rebatte les cartes. Et l’individu astreint à une tâche ingrate et mécanique se libère enfin. De ce monde fantaisiste et nimbé de poésie, un registre de dystopie se profile, laissant entrevoir la rébellion qui saisit l’employé modèle, “souffleur” d’ampoules qui détourne dès lors son matériau de production – des billes gobées et mâchées comme des chewing-gums ! – pour mieux s’opposer à l’ordre établi et à son acariâtre contremaître. Les niveaux de lecture se démultiplient et l’amour triomphe, dans un univers volontiers “bricolé” qui évoque parfois – voir ce coton qui sort des oreilles pour exprimer la colère ! – la démarche d’un Michel Gondry et d’autres magiciens de l’image.

Scénario Juan Pablo Zaramella, Gustavo Cornillon
L’Extra Court