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Publié le 25/03/2020 - court-métrage

Du 25 au 31 mars 2020

Dans le cadre des Semaines d’Éducation Contre le Racisme et toutes les formes de Discriminations (#SECD), Vos Cinémas s’associent et vous proposent une programmation de courts-métrages sélectionnés pour l’occasion. Pour cette troisième semaine, venez découvrir Enzo et Parmi les sirènes dans vos salles préférées.

 

  • Enzo devant les séances de Les parfums

    Serena vous emmène en visite chez Enzo. Dans une ambiance intimiste, ce personnage vous laisse entrer dans sa vie, une vie extra-ordinaire, car il s’agit de celle d’un garçon trans.

Serena Porcher-Carli n’est pas seulement une jeune cinéaste de talent, mais elle est photographe à l’origine et cette dualité des approches imprègne Enzo, essai documentaire récompensé du Prix du jury aux Rencontres internationales Sciences et cinéma de Marseille en 2017 et présenté à Côté court, à Pantin, l’année suivante. Réalisé dans le cadre de son cursus à l’École nationale supérieure Louis-Lumière, ce court métrage de fin d’études s’appuie sur le dispositif – très adapté – d’un matériel photographique dressant le portrait, par la grâce d’un montage particulièrement fluide, d’un garçon transgenre.

Enzo se raconte en voix off, faute d’apparaître dans le champ, sinon par une série d’inserts – de parties de son corps ou de détails de son appartement. Son identité, une “transidentité” donc, se construit ainsi peu à peu, Enzo étant né fille et sachant depuis toujours appartenir en réalité à l’autre genre. Comment mieux retracer, de façon constamment respectueuse, cette trajectoire intime ? On entre aisément en empathie avec ce jeune homme parvenu à se réconcilier avec lui-même, au-delà des incompréhensions et des discriminations, tant quotidiennes que sociales.
Un objet de cinéma singulier, non dénué d’humour, et une troublante leçon de vie dans le même mouvement… Et sans doute le premier opus d’une belle et importante œuvre à venir.

Scénario Serena Porcher-Carli Interprétation Enzo Joyeux Production Ecole nationale supérieure Louis Lumière La Cité du Cinéma
L’Extra Court

 


  • Parmi les sirènes devant les séances de Radioactive

    C’est décidé. Marion, trente ans va annoncer à ses amies qu’elle n’est plus célibataire. Elle est tombée amoureuse. Mais cette fois-ci : d’une fille.

La tendance “girly” qui imprègne de nombreux champs de la société médiatique a également gagné depuis quelques années la production hexagonale de courts métrages. Parmi les sirènes en est l’une des plus emblématiques illustrations. Quatre copines y sont réunies pour une soirée sans mecs et l’une d’entre elle a une révélation capitale à faire aux autres, à savoir carrément un coming out : elle aime une fille et se sent heureuse avec elle. Parviendra-t-elle à parler en toute liberté ?

Différents rebondissements retardent évidemment sa confession et la narration fait la part belle à l’abattage des comédiennes, en tête desquelles Cécile Cassel, qui s’était singulièrement éloignée du grand écran depuis sa reconversion en chanteuse pop sous le pseudo d’Hollysiz. La coloration du film se situe loin de La tête à l’envers de Sophie Letourneur, par exemple, mais la peinture d’une certaine féminité parisienne, entre vin rouge et macarons Picard, peut séduire. Un cinéma de l’air du temps prenant le spectateur à témoin, ce que traduit pour finir un regard caméra complice des quatre amies…

Scénario Marie Jardillier Musique Cléo Lanfranchi, Mahaut Mondino Interprétation Cécile Cassel, Julia Piaton, Manon Kneusé, Charlotte Bartocci, Pauline Heu Production Maja Films
L’Extra Court