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Publié le 27/03/2019 - court-métrage

Du 27 mars au 2 avril 2019

Clumsy Little Acts of Tenderness et Fierrot le poudeux courts-métrages à découvrir dans vos cinémas du 27 mars au 2 avril 2019.

 

  • Clumsy Little Acts of Tenderness devant les séances de C’est ça l’amour, Qui m’aime me suive ! et Mon XXème siècle

    Un père séparé se retrouve avec sa fille adolescente, à qui il veut prouver son amour, dans une aventure mémorable au supermarché

“Petits gestes tendres et maladroits” fut, lors de sa diffusion sur le petit écran, le titre français de cette comédie finlandaise assez irrésistible, dont la folie douce est immédiatement communicative.

Le motif du père divorcé n’ayant en garde ses enfants qu’un week-end de temps en temps, voilà qui est habituel au cinéma. Il faut dire que la maladresse masculine est une source de drôlerie potentielle assez inépuisable. Surtout lorsque l’enfant en question a grandi sans que son géniteur en ait vraiment conscience et surtout s’il s’agit d’une fille ayant atteint l’âge de la puberté et de ses mutations hormonales. La bonne volonté du bonhomme, gentil “beauf” fan de hard-rock, est ici aussi touchante qu’amusante et la jeune Saara se rendra compte qu’on peut toujours trouver pires parents en croisant au supermarché une inconnue volubile et désireuse de rendre service, mais qui se révèle aussi frappadingue que grossière… Et ce papa si imparfait lui offrira finalement le plus chouette des anniversaires. Efficace et malin, à destiner avantageusement aux publics de teenagers.

Scénario Laura Immonen, Miia Tervo Musique Johannes Wist Interprétation Kati Vainionpää, Hannu-Pekka Björkman, Miitta Sorvali, Pirjo Lonka, Pasi Siitonen Production Mjölk Movies
L’Extra Court

 


  • Fierrot le pou devant les séances de Le Chant du loup, Ma vie avec John F. Donovan et L’Homme à la moto

    Chaque samedi, à heure fixe, Solange, une jeune métisse superbe vient s’entraîner seule au basket dans un vieux gymnase parisien. Chaque samedi à la même heure, un jeune Parisien vient lui aussi s’entraîner au même sport dans le même gymnase.

Quatre ans seulement avant la sensation provoquée au festival de Cannes par La haine, un court métrage révélait Mathieu Kassovitz à la fois devant et derrière la caméra. Au sein de la galaxie Lazennec, qui avait également lancé Éric Rochant et Christian Vincent, le futur trublion du cinéma français troussait une comédie sans paroles, exploitant une situation unique, à savoir les tentatives d’un hurluberlu binoclard tentant d’attirer l’attention d’une ravissante joueuse de basket-ball dans un gymnase désert, hormis leur double présence.

Le noir et blanc soigné de Fierrot le pou, le son s’y résumant au bruit des ballons lancés et rebondissant, l’alternance de plans larges et de gros plans (sur les visages) posaient déjà un style, tout en laissant entrevoir les possibilités burlesques de Kassovitz acteur (au visage alors juvénile !). Quant au réalisateur, il se projetait déjà vers son avenir, puisque son premier long métrage, Métisse, à nouveau produit par Christophe Rossignon, mettrait bientôt en scène une jeune femme proche de la Solange de ce film court à qui une version récemment restaurée et numérisée redonne une légitime nouvelle vie.

Scénario Mathieu Kassovitz Interprétation Solange Labonne, Alain Bienna Labinski, Mathieu Kassovitz Production Lazennec tout court
L’Extra Court