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Publié le 28/08/2019 - court-métrage

Du 28 août au 3 septembre 2019

Big Bag et Je suis orientée, deux courts-métrages à découvrir dans vos cinémas du 28 août au 1er septembre 2019.

 

  • Big Bag devant les séances de 303

    Une démonstration de ces moments où la vie vous accable.

Tout usager régulier du métro sait à quel point le sac à dos est l’un des plus incompressibles fléaux des temps modernes. Pour tout le monde, sauf pour celui qui le porte, évidemment… Alors, l’Anglais Daniel Greaves, auteur du légendaire Flatworld en 1997, nous venge collectivement en mettant un hurluberlu, à la veille de son départ en vacances, aux prises avec un énorme et peu maniable échantillon de cette espèce décidément maudite. Et ce “big bag” semble s’animer d’une existence propre et déclencher une théorie du chaos dont on prend un malin plaisir à observer le diabolique déroulement.

Sur un plan fixe d’à peine deux minutes, le cinéaste joue au mieux de son décor et de la ligne claire de son dessin animé pour enchaîner les gags et les petites avaries, avec une application presque sadique et en utilisant la profondeur de champ pour boucler la mésaventure du velléitaire routard quittant son appartement transformé en champ de désolation. Jusqu’à une chute savoureusement cruelle : quand ça ne veut pas, décidément, ça ne veut pas…

Scénario Daniel Greaves Musique Mcasso
L’Extra Court

 


  • Je suis orientée devant les séances de La vie scolaire et Une fille facile

    Une adolescente passe un entretien pour faire le choix de son futur métier.

Je suis orientée est l’un des films les plus diffusés parmi ceux de la cinquième édition du Nikon Film Festival. C’est aussi l’un des plus réussi, répondant parfaitement à l’exigence de percutante efficacité de l’exercice, sur une durée très réduite, tout en offrant une dimension supplémentaire de contenu à travers son histoire habilement racontée en quelques plans.

Ce face-à-face entre une adolescente et sa conseillère d’orientation, experte reconnue pour le choix d’un futur métier, pose l’humour comme trait dominant, mais provoque un rire plutôt jaune. En effet, la réalisation, jouant sur les champs-contrechamps sur les visages de la collégienne et de la fonctionnaire, saisit vite leur désaccord, la seconde tentant de convaincre la première de la fragilité de ses projets. L’imagination et l’espoir n’ont parfois guère de place, semble-t-il, dans les rouages de l’Éducation nationale et les rêves d’expression artistique y sont souvent tués dans l’œuf.

Le ton du film, volontiers caustique, évite habilement l’écueil de la caricature pour proposer une véritable incarnation du dilemme soulevé, grâce à une excellente direction d’actrices. La jeune Léna a du répondant et réaffirme son dessein d’exercer la profession de photographe et de vivre de sa passion, ce qui redonne un certain espoir en l’avenir des jeunes générations.

Musique Jean-Pierre Cossard Interprétation Léna Cossard, Sophie De Fürst Production Autour d’un film productions
L’Extra Court