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Publié le 29/01/2020 - court-métrage

Du 29 jan. au 4 fév. 2020

La toilette de la Tour Eiffel et My Generation, deux courts-métrages à découvrir dans vos cinémas du 29 janvier au 4 février 2020.

 

  • La toilette de la Tour Eiffel devant les séances de Revenir, Un monde plus grand et Joe Hill

    Le travail des ouvriers affairés au nettoyage et à la peinture de la Tour Eiffel.

Datant de 1924, ce documentaire de près de quatre minutes reste anonyme en ce qui concerne sa réalisation. Il rend hommage à la dame de fer construite sous l’impulsion de l’ingénieur et industriel Gustave Eiffel, pour l’Exposition universelle de Paris de 1889 (et si elle faisait 312 mètres à l’origine, elle en mesure aujourd’hui 324, en comptant les antennes à son sommet).
Le film, restauré par Lobster, présente le travail de restauration de peinture effectué par des dizaines d’hommes, affublés de pots, de brosses et de pinceaux. Présentés tels des équilibristes et des acrobates, ils sont suspendus à des poulies et câbles, bien loin des normes de sécurité en vigueur aujourd’hui.

La caméra accompagne les ouvriers en plan rapproché comme en plan large, en plan fixe comme en mouvement, en vue horizontale comme en plongée. On perçoit notamment des travellings verticaux ascendants et descendants, filmés depuis l’ascenseur de la tour.
Dès les débuts du cinéma, le monument avait intéressé les cinéastes pionniers. Louis Lumière, Georges Méliès, Louis Feuillade, René Clair et Abel Gance l’ont ainsi intégré à leurs visions documentaires ou fictionnelles.

L’Extra Court

 


  • My Generation devant les séances de Les traducteurs et Jojo Rabbit

    D’une impasse à un futur hypothétique, un long travelling arrière sur une autoroute à six voies à bord d’un mystérieux véhicule qui traverse à contresens les grands fléaux de notre époque.

Ludovic Houplain, alias H5, est un habitué des prouesses artistiques et des films concepts. L’œuvre phare Logorama, qu’il avait cosignée avec François Alaux et Hervé de Crécy, avait reçu un Oscar en 2010 et le César du meilleur court métrage en 2011, reposant déjà sur un parcours à la richesse visuelle et sonore insensée. L’avalanche de données, marques, enseignes et logos reste la signature de l’auteur, et le reflet du monde contemporain soumis aux lois du marché, aux valeurs et aux cotations en bourse.

Ici, une vie actuelle est résumée par une savante construction alliant un travail d’animation sur ordinateur en 2D et en 3D. L’idée originale du court métrage vient de Mirwaïs, ex-membre du groupe Taxi Girl et musicien prisé de la scène internationale (pour ses propres compositions, comme pour ses collaborations, notamment avec Madonna). Ludovic Houplain a ensuite écrit le scénario et assuré le développement et la création artistique. Le film démarre par un lent travelling arrière, qui ne s’arrêtera plus. Il dévoile au fur et à mesure les fléaux de l’époque, à travers un défilé enchaîné cernant l’existence d’une génération dont l’environnement est marqué par l’art, les marques, les écrans, les réseaux sociaux, la religion, le sport, la médication, le sexe et la pornographie, l’Amérique de Donald Trump, les valeurs en bourse et le pétrole.

Scénario Ludovic Houplain Musique Charles Tesnière
L’Extra Court