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Publié le 29/05/2019 - court-métrage

Du 29 mai au 4 juin 2019

I Shot Her et Accidents, Blunders and calamitiesdeux courts-métrages à découvrir dans vos cinémas du 29 mai au 4 juin 2019.

 

  • I Shot Her devant les séances de Sibyl, Fugue et Matar a Jesús

    Un photographe a pour mission de prendre en photo la femme d’un mafieux avec son amant.

Contrairement aux apparences, I Shot Her n’est pas une production américaine. Son réalisateur Tony Bertrand et sa société de production Bagaï Prod sont bien de chez nous, ce qui n’empêche pas leur projet d’évoquer tout un monde et une culture profondément ancrés en Amérique du Nord.

Une voix-off pénétrante, un rien caverneuse, relate une histoire toute droite sortie d’un roman noir des années 1950, façon Raymond Chandler ou James Hadley Chase. Un privé-paparazzi est chargé de suivre une actrice volage pour prouver son infidélité à son truand de mari. En quatre minutes, les références se succèdent à vive allure et la forme du film joue avec singularité de belles photographies en noir et blanc, signées Vivien Gaumand et publiées sur son compte Instagram. Le diaporama semble figer l’action d’instantanés retraçant petit à petit l’enquête du héros, tirant tout le potentiel de son outil numérique – le logiciel After Effect – pour un rendu hypnotique qu’a salué le Prix de L’Extra Court remis lors de l’édition 2018 de l’Urban Films Festival à Paris.

Scénario Tony Bertrand Production Bagaï Corp
L’Extra Court

 


  • Accidents, Blunders and calamities devant les séances de Venise n’est pas en Italie et Her Job

    Au moment du coucher, un papa opossum met ses enfants en garde contre le plus terrible des animaux : l’humain !

Ce film d’animation venu de l’autre bout du monde, plus précisément de la Media Design School d’Auckland (dont plus de quarante élèves ont été ainsi mobilisés), commence comme un conte, proposant une couverture de livre ancien portant le titre inscrits en belles lettres dorées. Un père s’apprête à lire à ses petits une histoire du soir, mais la première surprise ne tarde pas : il s’agit d’un mammifère, plus précisément un opossum, doué de parole et d’un certain flegme.

Son récit va consister en une énumération de méfaits signifiant la fin tragique de tout un bestiaire particulièrement malchanceux. En effet, des animaux de tous genres périssent en croisant la route des humains et ce génocide est d’autant plus impressionnant que les exterminateurs, tout occupés à leurs activités diverses et variées, ne remarquent jamais les êtres vivants qu’ils rayent de la surface de la planète. L’homme avance sans se préoccuper des autres espèces avec qui il partage le monde : cette leçon environnementale indémodable est traitée sur le mode de la comédie caustique ; elle n’en est que plus percutante.

Scénario James Cunningham Musique Emile De La Rey Interprétation Drew Cunningham, Eleonor Cunningham, Phillip Greeves
L’Extra Court