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Publié le 04/09/2019 - court-métrage

Du 4 au 10 septembre 2019

Souffle court et Thermostat 6, deux courts-métrages à découvrir dans vos cinémas du 4 au 10 septembre 2019.

 

  • Souffle court devant les séances de Fourmi et Vif-Argent

    À l’approche d’une compétition de super-cross, Thomas, jeune pilote, subit la pression de son père qui projette de grands espoirs en lui.

Il semblerait que le cinéma d’animation français goûte tout spécialement l’univers des sports mécaniques, Souffle court venant la même année que Le Mans 1955,de Quentin Bailleux (2018). Cette fois, il est question de moto et d’une course amateur très importante pour un jeune pilote, la présence de recruteurs étant annoncée, dans le but de repérer les plus prometteurs futurs champions.

Son père, qui est aussi un ancien compétiteur et son entraîneur, tente de le préparer au mieux au grand rendez-vous et c’est finalement sur ce lien père-fils toujours fructueux, entre transmission et projection de ses propres rêves déçus, que la narration se niche, les plus grandes espérances n’animant pas forcément celui que l’on croit. On pense au passage à d’autres courts métrages explorant la thématique comme, en prises de vues réelles, le Tennis Elbow de Just Philippot et le titre du film suggère une certaine anxiété, ce trac partagé au moment de se lancer. Mais le film réserve à cet égard quelque surprise, qu’il convient de ne pas “spoiler”, et chacun se reconnaîtra aisément dans les questionnements soulevés… Et puisque ce sont six étudiants des Gobelins qui ont uni leurs efforts dans la réalisation de ce travail d’école, une nouvelle occasion se présente de souligner l’excellence des établissements français, en 2D comme en 3D, et sans jamais négliger l’écriture.

Scénario Pierre-Marie Adnet, Jean-Luc Dessertaine, Guillaume Pochez Production Gobelins, l’école de l’image
L’Extra Court

 


  • Thermostat 6 devant les séances de Fête de famille et Reza

    Diane ne peut plus faire semblant de ne pas voir la fuite qui coule au-dessus de la table du repas familial…

L’École des Gobelins de Paris, née en 1963, inclue un département de formation aux métiers de l’animation depuis 1975 et de nombreux auteurs de bande dessinée et réalisateurs de cinéma d’animation s’y sont perfectionnés, de Riad Sattouf (Les beaux gosses) à Éric Bergeron (La route d’Eldorado, Gang de requins, Un monstre à Paris), en passant par Pierre Coffin (Moi, moche et méchant, Les minions) et beaucoup d’autres. Marion Coudert, Maya Av-Ron, Mylène Cominotti et Sixtine Dano sont les quatre étudiantes coréalisatrices de ce court métrage dont le titre fait référence au degré de cuisson des fours et cuisinières, mais aussi aux dérèglements climatiques au cœur des préoccupations mondiales de l’époque.

Rêve ou cauchemar, catastrophe ou paranoïa, tous les chemins mènent au cinéma d’animation : la goutte d’eau qui fait déborder la patience de la jeune Diane débouche sur une inondation, non seulement de la pièce, mais de la maison, puis de tout l’extérieur environnant. Du détail microscopique à la catastrophe à grande échelle, voilà l’objectif de ce court récit, où un seul personnage garde sa raison, quand les quatre autres sont en adéquation avec le délire ambiant. Deux comportements antagonistes à l’image du monde actuel, où s’opposent les cris d’alarme et le climato-scepticisme. L’héroïne ne deviendrait-elle pas en cela un écho direct de la jeune militante suédoise Greta Thunberg ?

Scénario Marion Coudert, Sixtine Dano, Mylène Cominotti Musique Arthur Dairaine Interprétation Céline Monsarrat, Maxime d’Aboville, Bernard Metraux, Camille Claris, Alessia Gouhier Production Gobelins, l’école de l’image
L’Extra Court