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Publié le 06/02/2019 - court-métrage

Du 6 au 12 fév. 2019

Oscary Movie et Une tête disparait, deux courts-métrages à découvrir dans vos cinémas du 6 au 12 février 2019.

 

  • Oscary Movie devant les séances de La Favorite et Green Book : Sur les routes du sud [uniquement au cinéma Atlantic]

    Alfred Hichcock donne son point de vue sur les Oscars mais surtout un jeu de sélection et d’élimination.

Saluée à l’été 2018 dans les pages de Télérama, la “Cinémamecque” de Vincent Barrot, alias Marchouillard, connaissait ainsi une certaine consécration, après un bouche-à-oreille accru dans les milieux cinéphiles depuis plusieurs années. Un intervalle durant lequel ce véritable passionné de cinéma constituait un véritable temple dédié à l’histoire du Septième Art, à travers une ribambelle de petits films d’animation mettant en scène des acteurs et réalisateurs célèbres, via des représentations en pâte à modeler savoureusement identifiables.
Parmi les presque quarante courts métrages ainsi concoctés, avec un humour parfois féroce et beaucoup de verve dans les dialogues, Oscary Movie mime un épisode de la série Alfred Hitchcock présente… en plongeant le maître du suspense, ou plutôt son avatar en stop-motion, dans la salle de la cérémonie des Oscars – une récompense qui lui a, comme chacun sait, toujours échappé, malgré cinq nominations de son vivant ! Autour de lui s’agite une petite foule où il est extrêmement amusant de tenter de reconnaître untel ou unetelle, ce qui n’est pas toujours aisé…

Scénario Vincent Barrot Interprétation Vincent (dit Marchouillard) Barrot Production Arte France
L’Extra Court

 


  • Une tête disparaît devant les séances de La dernière folie de Claire Darling et Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ?

    Jacqueline n’a plus toute sa tête mais qu’importe, pour son voyage au bord de la mer, elle a décidé de prendre le train toute seule, comme une grande !

L’itinéraire de Franck Dion compte parmi les plus passionnants du court métrage d’animation contemporain, en France et au-delà. Après la réussite unanimement saluée d’Edmond était un âne, le cinéaste a poursuivi sur sa belle lancée en imaginant une histoire métaphorique d’une grande délicatesse, lorgnant vers le surréalisme jusque dans des envolées graphiques inouïes, autour du motif de la dégénérescence de l’esprit, une fois le quatrième âge venu. Son personnage, Jacqueline, semble plutôt perdue. Elle “perd la tête”, comme le langage ordinaire le traduit sans ambigüité… Et littéralement, celle de la gentille mamie apparaît séparée de son corps, ce qui provoque une quête à suspense dans un train lancée à vive allure, pour un voyage vers l’océan où se succèdent références cinéphiliques et picturales. L’atmosphère d’instabilité de la raison vacillante se voit précipiter par une remarquable composition originale de Pierre Caillet et des variations “jazzy” portées par une insolite scie musicale. Une tête disparaît est un chef-d’œuvre, rien de moins, qui fut  au début de l’année 2017 en lice à la fois pour les César et les Oscars.

Scénario Franck Dion Musique Pierre Caillet Interprétation Florence Desalme Production Papy3D productions
L’Extra Court