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Publié le 06/11/2019 - court-métrage

Du 6 au 12 novembre 2019

Une poignée de main historique et Méliès et ses bonimenteurs, deux courts-métrages à découvrir dans vos cinémas du 6 au 12 novembre 2019.

 

  • Une poignée de main historique devant les séances de Adults in the room

    À Washington, le 13 septembre 1993, l’histoire est en marche ! Jusqu’à ce qu’un quiproquo surgisse…

Également photographe, Aurélien Laplace s’est inspiré d’un cliché célèbre, et même authentiquement historique, pour participer au Nikon Film Festival 2016, dédié à des films d’une durée maximale de 2’20 sur la thématique “Je suis un geste”. Il a remporté le Grand prix d’un jury présidé par Jacques Gamblin avec Une poignée de main historique, qui extrapole avec drôlerie sur les coulisses de celle qu’échangèrent sous l’impulsion du président Clinton l’Israélien Rabin et le Palestinien Arafat en 2003.

On s’amuse de la ressemblance délibérément approximative des trois comédiens ainsi réunis et de la fantaisie que le réalisateur insuffle aux derniers instants qui précèdent le solennel instant. L’atmosphère est dédramatisée par un je-ne-sais-quoi d’enfantin, évidemment purement fictif, dans la façon de représenter les grands de ce monde, capables de jeux de mains savoureusement inadaptés en la circonstance. De quoi s’amuser d’un épisode désormais entré dans les manuels d’histoire et qui aurait pu ouvrir un avenir différent pour les relations diplomatiques au Proche-Orient, mais ceci est une autre histoire…

Scénario Aurélien Laplace Musique Ludwig Von Beethoven Interprétation François Berland, Kamel Abdelli, Jean-Gabriel Nordmann
L’Extra Court

 


  • Méliès et ses bonimenteurs devant les séances de La belle époque

    La famille Méliès porte depuis quatre générations la transmission de la mémoire cinématographique familiale. Alors que Marie-Hélène et Lawrence Lehérissey-Méliès préparent un ciné-concert qu’ils présenteront partout à travers le monde, ils nous confient leur rêve : la reconstruction des studios Méliès à Montreuil.

Après Babcock, une histoire ouvrière et Denise d’Aubervilliers, un nouveau film du tandem composé par Audrey Espinasse et Sami Lorentz. Sa vocation étant de mettre en valeur les quartiers populaires de la périphérie parisienne, les réalisateurs y dénichent souvent des motifs liés au 7e Art, à travers des lieux, évidemment, mais aussi des individus, plus ou moins anonymes, dont l’histoire personnelle permet de plonger dans une époque particulière de l’histoire du cinéma.

Avec Méliès et ses bonimenteurs, c’est même une histoire de famille assez inouïe qui émerge devant nos yeux. Devant la caméra entrent littéralement en scène Marie-Hélène Lehérissey-Méliès, arrière-petite fille du Magicien de Montreuil, et le fils de celle-ci, Lawrence. Et ce duo tisse un lien direct avec l’œuvre de son prestigieux aïeul en accompagnant en “live” ses films : le second au piano et la première en “bonimentant” avec verve, comme aux temps des pionniers, les burlesques images se succédant sur l’écran. Émouvante rencontre de deux époques et hommage à l’un des créateurs – que sa descendante place à la hauteur de Molière et Mozart ! – de l’art majeur du XXe siècle, qui n’en finit jamais de (nous) passionner…

Interprétation Lawrence Leherissey-Méliès, Marie-Hélène Leherissey-Méliès Production La Toile Blanche
L’Extra Court