Retour
Publié le 07/01/2020 - court-métrage

Du 8 au 14 Janvier 2020

Ce n’est pas un film de cow-boys, un court-métrage à découvrir dans vos cinémas du 8 au 14 janvier 2020.

 

  • Ce n’est pas un film de cow-boys devant les séances de Un vrai bonhomme, The lighthouse et Notre dame

    Multi-primé dans les festivals les plus importants, le premier court métrage de Benjamin Parent est un véritable cadeau à vos spectateurs !.

Le Secret de Brokeback Mountain est passé hier soir à la télé. Vincent l’a regardé et ça l’a bouleversé. Il profite de la récréation et de l’intimité des toilettes du collège pour raconter de manière touchante et naïve le film à Moussa. De l’autre côté du mur, dans les toilettes des filles, Jessica, elle aussi très affectée, en profite pour poser pas mal de questions sur les deux papas homosexuels de Nadia, le tout avec beaucoup de maladresse.

Pas facile à 13-14 ans d’assumer ses émotions, qui plus est lorsqu’on est un dur à cuire en quête de virilité et que l’histoire d’amour du Secret de Brokeback Mountain vous a inopinément bouleversé. Filmé en scope, reprenant avec habilité les codes du western, Ce n’est pas un film de cow-boys dépeint la violence du collège où chacun préfère se dissimuler derrière une norme plutôt que de se risquer à un éventuel « dérapage ». Mais il arrive que certains films donnent à réfléchir et ébranlent les certitudes. En plantant son décor dans les toilettes d’un collège, Benjamin Parent organise le récit et la lecture par des adolescents du film d’Ang Lee qui mettait à mal la figure symbolique du cow-boy américain sans peur et sans reproche. Et c’est avec brio qu’il signe une comédie douce-amère et se joue de clichés qui ont la vie dure.

Scénario Benjamin Parent, Joris Morio – Interprétation Malivaï Yakou, Leïla Choukri, Damien Pinto Gomes, Finnegan Oldfield, Garance Marillie
L’Extra Court

 

Bavure, un court-métrage à découvrir dans vos cinémas du 8 au 14 janvier 2020.

 

  • Bavure devant les séances de Le lac aux oiseaux sauvages, Seules les bêtes et Le miracle du Saint Inconnu

    À quoi bon décrire cette expérience, découverte à l’Étrange festival 2018 (et présélectionnée au César 2020 du court métrage d’animation) ?

Au commencement était la tache. Un coup de pinceau fait surgir un être de la gouache, l’ouvre, le transforme, le tord, le complète. De cette évolution en accéléré nait un être conquérant…

Remarqué pour son travail créatif de réalisateur d’animation, Donato Sansone a notamment brillé dans les festivals de premier plan, comme Clermont-Ferrand et Annecy, et avec une nomination aux César pour Journal animé. Son art de la minutie s’exprime pleinement dans Bavure, condensé en quatre minutes de l’évolution humaine. De l’audace et du génie, c’est l’alliance qu’il faut pour se lancer dans une telle gageure. Partir d’une tâche de peinture et raconter le monde sans mots ni dialogues. Juste des images et des sons.
Tel un peintre magicien, le cinéaste fait apparaître d’un revers de pinceau les embryons, les corps, les étirements, les revirements, les mutations. Tout est dit, de la naissance à la mort, de la femme à la l’homme, de la nature à la technologie, de la bienveillance à la cruauté. Même l’énigme existentielle et cosmique est là, avec un clin d’œil au final de 2001 l’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick (1968).
La main qui peint et qui crée à l’image symbolise celle de la création du monde. La technique à l’œuvre allie la peinture sur toile et les effets de composition numérique. Le résultat est un savant travail formel, qui joue des reliefs et des matériaux, et donne à voir une organicité surprenante et rare au cinéma. Une matérialité picturale, entre fiction et expérimental.

Scénario Donato Sansone – Musique Enrico Ascoli
L’Extra Court