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Publié le 08/05/2019 - court-métrage

Du 8 au 14 mai 2019

Los Dias de los muertos et Dinosauredeux courts-métrages à découvrir dans vos cinémas du 8 au 14 mai 2019.

 

  • Los Dias de los muertos devant les séances de The dead don’t die

    Gonzalo, mort depuis peu, retourne chez sa femme Séléné à l’occasion de “Los dias de los muertos” (les “Jours des Morts”). Alors qu’il espérait manger des burritos et des beignets aux patates, il découvre que Séléné lui a cuisiné un poisson microscopique…

La fin d’année 2017 avait vu le triomphe sur grand écran du long métrage d’animation Coco, produit par les studios Disney et qui se déroulait durant la célèbre Fête des morts, au Mexique. Sur une esthétique très différente, Pauline Pinson visite le même événement emblématique de cette terre de culture hautement catholique, qui contraste singulièrement avec nos paisibles rites de Toussaint. Ces “jours des morts”, eux, voient les défunts revenir parmi les vivants, même si on se situe ici loin de la vision d’un George Romero ou d’un Sam Raimi. Les revenants provoquent plutôt une suite de situations drôles ou tendres, dans un style graphique bonhomme et une joyeuse explosion de couleurs. Certaines répliques sont irrésistibles, comme cet anthologique “Je ne veux pas que tu sois un squelette gros !”, lancé par une veuve à feu son époux, de retour et sérieusement affamé !

La réalisatrice, passée jadis par la Poudrière, était en 2004 l’une des trois réalisatrices du mémorable Vivre avec, même si c’est dur ; elle n’a rien perdu de sa verve et trace sa propre voie dans un univers à connotations “burtoniennes” en évitant tout mimétisme. Chapeau !

Scénario Pauline Pinson Musique Alexis Pecharman Production Marmitafilms
L’Extra Court

 


  • Dinosaure devant les séances de Petra

    Dans un parc, une toute petite fille gonfle un énorme ballon. Un garçon l’observe et s’apprête à crever ce ballon, quand la mère de la petite tente de l’en dissuader.

Réalisateur de Leçon de choses, qui appartient également au catalogue de L’Extra Court, Pierre Dugowson réitère, avec Dinosaure, dans la représentation décalée des discours que peuvent tenir les adultes aux enfants. À la formatrice du premier, déroulant les louanges du capitalisme financier à une classe de maternelle, répond une situation aussi insolite, sinon surréaliste. Son postulat, pourtant, apparaît des plus communs : tandis que des enfants jouent dans un square, un vilain garçon s’apprête à faire exploser le beau ballon rouge que des fillettes ont patiemment gonflé. La mère de l’une d’elles entreprend de dissuader le garnement en une démonstration prenant les voies d’une logorrhée politique, éthique et finalement existentielle !

La drôlerie de l’épisode tient, jusqu’à son dénouement en forme de chute, à son incongruité assumée – voir la mine perplexe du gamin interpellé – et à la prestation, dans le rôle de la maman débordante de conviction, de l’excellente Ophélia Kolb, appréciée l’an dernier dans l’un des rôles principaux d’Amanda, de Mikhaël Hers. On connaissait l’Éléphant de Gus Van Sant et le Mammouth du duo Kervern/Delépine ; place maintenant au Dinosaure de Dugowson !

Scénario Pierre Dugowson Musique Pierre Dugowson Interprétation Ophélia Kolb, Clémentine Bernard Production Cosmonaut 391
L’Extra Court