Tourné entre 1998 et 2001, dévoilé à Berlin en 2007, Célébration est un documentaire intriguant consacré à Yves Saint-Laurent. Nous aurons le plaisir d’accueillir son réalisateur Olivier Meyrou lors de deux séances en avant-première (jeudi 8 novembre à 18h30 au cinéma Atlantic et à 21h au cinéma Pax), quelques jours avant sa sortie nationale.

Synopsis : A l’abri des regards, Yves Saint Laurent dessine ses derniers croquis entouré par ceux qui l’ont toujours soutenu, couturières, assistants, modèles. Il s’apprête à quitter un monde dont il est maintenant détaché. Dans les coulisses Pierre Bergé orchestre une succession de célébrations vouées à transformer l’icône en mythe. Le film d’Olivier Meyrou capte ces derniers instants et tresse le portrait inédit d’un monde finissant.

« Un documentaire énigmatique et fascinant, à la limite de l’expérimental, qui célèbre l’un des plus grands artistes de notre siècle, Yves Saint Laurent, sur le point de succomber à l’évanouissement final. » aVoir-aLire.com

 

Extrait d’entretien avec Olivier Meyrou, réalisateur

Comment avez-vous eu l’idée de ce film ?
J’ai rencontré l’univers Saint Laurent en réalisant Zelda un documentaire sur la directrice de la marque YSL aux Etats-Unis, Connie Uzzo une femme hors convention. C’est suite à une projection de ce film que nous avons tissé des liens avec Pierre Bergé et qu’est née cette idée de film sur l’intimité de la maison de couture. A posteriori, je me dis que Pierre Bergé a été très réactif à cette idée, parce qu’il avait, sans doute, décelé mon goût pour les aventures humaines et que ne connaissant rien à la mode, il pensait que je lui accorderais pas mal de place. Je suis resté deux ans en immersion dans cette maison et j’ai rencontré une galerie de personnages : Yves Saint Laurent, Pierre Bergé, Monette, Loulou de la Falaise, Nina, Betty Catroux, Madame Colette, Monsieur Jean-Pierre, Katoucha, Dominique Deroche… Et c’est ce que l’on recherche quand on fait un documentaire, en tout cas tel que je les envisage. Tous mes films sont essentiellement des portraits. Et là il y en avait beaucoup. Et d’ailleurs, je ne filme que les gens que j’aime, car je ne peux pas passer deux, trois années de ma vie avec des gens que je n’aime pas.