Sami, une jeunesse en Laponie a fait le tour du monde. Sélectionné dans divers festivals de cinéma, le film d’Amanda Kernell a été ovationné par le public et a obtenu de nombreuses récompenses telles que le Prix de la meilleure réalisatrice pour un premier film à la Mostra de Venise en 2016. Nous sommes heureux de vous présenter en sortie nationale ce regard subtil et déchirant sur un colonialisme fort méconnu sous nos latitudes.

Estampillé « Label Europa Cinemas du meilleur film européen 2016 », Sami, une jeunesse en Laponie s’est également vu décerner le 11e prix Lux du Parlement européen 2017, succédant ainsi à l’exceptionnel Toni Erdmann de l’Allemande Maren Ade. On retiendra à ce propos que le prix Lux, créé en 2007 dans le souci de promouvoir le cinéma européen, offre au film récompensé (pour ses thèmes et problématiques situés au cœur des enjeux de l’Union européenne) d’être sous-titré dans les 24 langues officielles de l’UE.
Le film fait également partie de la sélection 2018 – 2019 du Prix Jean Renoir des lycéens.

NOTE D’INTENTION d’Amanda Kernell, réalisatrice
De nombreux Samis ont décidé de tout quitter et de devenir Suédois. Ainsi, je me suis toujours demandé ce qui se passe quand on décide de couper tout contact avec sa propre culture et son histoire ? Peut-on réellement devenir une nouvelle personne à part entière ? Sami est une déclaration d’amour à tous ceux qui sont partis et à tous ceux qui sont restés – racontée du point de vue de Elle Marjas. Je souhaitais faire un film où l’on pouvait comprendre la société samie de l’intérieur. Un film qui permet de vivre de manière physique cette partie sombre de l’histoire coloniale suédoise. Un film avec des joiks (chants traditionnels) et du sang.