À la sauce italienne ou argentine, une soirée ciné-repas sous le signe de l’humour noir : à mourir de rire !

La première soirée ciné-repas de la saison pourrait vous donner des crampes d’estomac …de rire. À condition de ne pas être allergique à l’humour noir ! Nous vous proposons en effet d’explorer les aspects les plus sombres de nos contemporains sous l’angle de la comédie – très noire – et sous la forme de films à sketches. Ainsi, Les monstres de Dino Risi, récemment restauré par la Cinémathèque de Bologne, « sans aucun doute une des plus belles satires de la société italienne » répondra au très « méchant, décapant, hilarant » Les nouveaux sauvages, réalisé par Damian Szifron et produit par Pedro Almodovar. Le menu du repas pourrait quant à lui occasionner quelques taches …de sauce tomate ?

Fatigué, en tant que psychiatre, de soigner des gens qui ne guérissaient pas, Dino Risi (1916-2008) s’est converti au cinéma, où le nombre de spectateurs qui se sont divertis de leur mélancolie, en regardant ses films, est inquantifiable. Cet humaniste grinçant, à l’occasion méchant comme une teigne, a marqué de son sceau la comédie à l’italienne des années 1960 en accompagnant les mutations violentes et pathogènes du miracle économique de la Péninsule. Les monstres (1963) est considéré comme un des fleurons du maître.

Dix-neuf sketches, souvent féroces, sur les petites bassesses de tous les jours des années 1960, interprétés avec vigueur par Vittorio Gassman et Ugo Tognazzi. Les “monstres” du quotidien se succèdent : maris mesquins, amants frileux, parents aux valeurs peu morales…

«Plus proche de l’esprit de Reiser que de celui des jeunes intellos de la Nouvelle Vague française, plus cru qu’un Monicelli, plus noir qu’un Scola, Dino Risi est certainement le plus féroce des grands monstres de la comédie à l’italienne.» Télérama

Troisième long-métrage d’un réalisateur de 39 ans méconnu en France, co-produit par la société de production de Pedro et Agustin Almodovar, Les nouveaux sauvages a été montré en mai 2014 en compétition au Festival de Cannes, où il tenait le rôle délicat de la comédie de service. Son humour, mijoté dans l’esprit de la défunte comédie italienne, et relevé – carbonisé diront les mauvaises langues – par un piment sud-américain de facture volcanique, n’a pas fait l’unanimité sur la Croisette mais a conquis le public sud-américain jusqu’à devenir le film argentin le plus populaire de l’histoire (3,4 millions de spectateurs à domicile), sans parler de sa présélection pour l’Oscar du meilleur film étranger.

Vulnérables face à une réalité qui soudain change et devient imprévisible, les héros des Nouveaux sauvages franchissent l’étroite frontière qui sépare la civilisation de la barbarie. Une trahison en amour, le retour d’un passé refoulé, la violence enfermée dans un détail quotidien, sont autant de prétextes qui les entraînent dans un vertige où ils perdent les pédales et éprouvent l’indéniable plaisir du pétage de plombs…

« Chacun des actes, imaginés par ce conteur hors pair qui joue autant avec les nerfs que les zygomatiques, explore la part animale de l’être humain. Un sommet de comédie noire, aussi vacharde que cinglante. » Studio

Déroulement de la soirée :

• à 18h : projection de LES MONSTRES de Dino Risi (2h01/VOSTF)

• vers 20h15 : buffet de spécialités

• vers 21h : projection de LES NOUVEAUX SAUVAGES de Damian Szifron (2h02/VOSTF)

Réservation et règlement des formules (22€ : deux films + repas) par paiement en ligne sécurisé, sur la plateforme HelloAsso : https://bit.ly/2lRXiBs

Tarifs habituels en dehors de la formule